Nous sommes à la vieille d’une révolution, celle de l’innovation verte et durable. Dans les années à venir, nos modes de vie vont se métamorphoser et cela va se répercuter sur nos actes d’achat, nos destinations de voyage, nos habitats, nos déplacements, nos manières de travailler… Qui aurait pu imaginer, il y a un an seulement, qu’autant de gens soient prêt à payer davantage pour des solutions plus durables et éthiques ou qu’ils fuiraient des compagnies aux pratiques écologiques douteuses comme BP actuellement.

En fait cette révolution a déjà commencé car une nouvelle génération de consomm-acteurs est sur le point d’éclore. Partout dans le monde, même dans les pays en voie de développement, les consomm-acteurs semblent être à la recherche de produits plus respectueux de l’environnement et, armés d’informations sur les produits, de convictions politiques, sociales et culturelles, ils redéfinissent les règles d’appréciation des marques.

Un nouveau marché s’apparentera de plus en plus à une conscience de groupe et ce sera sur le terrain de l’innovation, de l’information, du collaboratif, du participatif, de la co-responsabilité, de la communauté et la co-création que tout se jouera. Les technologies de l’information et notamment le Web 2.0 seront les leviers de cette métamorphose ; le partage de la responsabilité avec le consomm-acteur sera comme une seconde nature pour les marques et les entreprises. Celle-ci devront non seulement élaborer des stratégies environnementales pour répondre à cette nouvelle prérogative, mais elles devront aussi être en mesure de se connecter avec les consomm-acteurs d’une manière convaincante et pertinente sur la base de ce nouveau marché.

Les spécialistes de ce nouveau marketing devront répondre aux « quatre P traditionnels » (produit – prix – place – promotion) de manière novatrice et intégreront les « 4 nouveaux R » (réussite commerciale – réussite éthique – réussite environnementale – réussite culturelle). Ils expérimenteront de nouveaux formats comme le bouche à oreille électronique, l’événementiel, les réseaux sociaux, le contenu généré par les utilisateurs, en associant à chaque étape le consomm-acteur.

De mon point de vue, il n’y aura plus de spectateurs, mais seulement des acteurs qui partagent leur responsabilité, collaborent, s’influencent, coopèrent, en faisant bien plus que de réduire l’empreinte carbone des entreprises et des produits ; cela donnera le meilleur marketing / relation client qui soit, bon à la fois pour le commerce et bon pour l’environnement.